Cognitive Distortions Inventory

CDI

Inventaire des distorsions cognitives

L'inventaire des distorsions cognitives explore les principaux modes de pensée travaillés en TCC. Chaque distorsion est évaluée par cinq items répartis sur des contextes variés afin de distinguer une tendance cognitive stable d'une réaction liée à une situation particulière. Conçu comme une aide à l'observation clinique, il soutient la formulation d'hypothèses, l'orientation de l'entretien et le ciblage du travail de restructuration cognitive.

Nombre de questions
50 questions
Durée estimée
12 minutes
Langue
Français
Nom original
Cognitive Distortions Inventory
Public cible
Adulte
Questionnaire d'exploration
Questionnaire d'exploration

Aperçu des 50 questions

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Cotations & interprétations

Cotation

Étiquetage17 / 20

Se définir, ou définir autrui, par une étiquette globale et figée plutôt que par un comportement précis.

Souvent impliquée dans : faible estime de soi, honte, dépression et fonctionnements de personnalité.

Personnalisation / blâme16 / 20

S'attribuer la responsabilité d'événements négatifs qui ne dépendent pas entièrement de soi.

Souvent impliquée dans : culpabilité excessive, anxiété sociale, traumatismes et schémas d'abandon/rejet.

Exigences rigides (« il faut / je dois »)12 / 20

S'imposer, ou imposer aux autres, des règles absolues, source de culpabilité ou de déception.

Souvent impliquée dans : perfectionnisme, anxiété de performance, culpabilité et épuisement.

Pensée dichotomique (tout ou rien)11 / 20

Percevoir les situations en catégories extrêmes, sans nuance ni zone intermédiaire (réussite totale ou échec total).

Souvent impliquée dans : dépression, troubles de la personnalité, troubles alimentaires et perfectionnisme (rigidité cognitive).

Disqualification du positif9 / 20

Rejeter ou dévaloriser activement les expériences positives, jugées sans importance ou dues au hasard.

Souvent impliquée dans : dépression, faible estime de soi et syndrome de l'imposteur.

Filtre mental (abstraction sélective)8 / 20

Ne retenir que les éléments négatifs d'une situation en occultant ses aspects positifs.

Souvent impliquée dans : dépression et anxiété (biais attentionnel négatif).

Lecture de pensée8 / 20

Inférer ce que les autres pensent sans en avoir la preuve (le plus souvent en sa défaveur).

Souvent impliquée dans : anxiété sociale, difficultés relationnelles, méfiance et évitement.

Catastrophisation / anticipation négative8 / 20

Anticiper le pire et amplifier la gravité ou les conséquences d'un événement à venir.

Souvent impliquée dans : troubles anxieux, anticipation anxieuse, douleur chronique et hypocondrie.

Raisonnement émotionnel8 / 20

Considérer ses émotions comme la preuve d'une réalité (« je le ressens, donc c'est vrai »).

Souvent impliquée dans : anxiété et dépression (mécanisme transversal).

Surgénéralisation3 / 20

Tirer une règle générale et définitive à partir d'un seul événement négatif (« toujours », « jamais »).

Souvent impliquée dans : dépression et troubles anxieux.

Aucun seuil clinique ni psychométrique validé n'est actuellement établi pour ce test. Les résultats doivent donc être considérés comme des indicateurs exploratoires, destinés à soutenir l'entretien clinique, et non comme des éléments diagnostiques.

Résumé

Les réponses mettent en évidence une fréquence élevée de pensées auto-dévalorisantes, une focalisation marquée sur les aspects négatifs au détriment des réussites, ainsi qu’une tendance à attribuer les difficultés à des causes personnelles globales. On observe également une propension à anticiper des scénarios pessimistes, à douter de la sincérité d’autrui et à percevoir les jugements sociaux de façon défavorable. Certains items suggèrent une vision dichotomique de soi et des expériences, ainsi qu’une vulnérabilité au sentiment de responsabilité excessive et à l’autocritique prononcée. Ces éléments pourraient indiquer une fragilité dans l’estime de soi et des schémas cognitifs défavorables contribuant potentiellement à une perception négative persistante de soi et des situations.

Chaque item est noté sur une échelle de fréquence de 0 (jamais) à 4 (très souvent). Le score de chaque distorsion permet d'identifier la fréquence des schémas de pensée et d'orienter l'entretien clinique. Plus le score est élevé, plus la distorsion cognitive est fréquente.

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L'avis des psychologues

4.3/5(1 avis)
  • Clarté et compréhension

    4/5

    Est-ce que les instructions et les questions du test sont faciles à comprendre pour les patients ?

  • Pertinence clinique

    4/5

    Le test évalue-t-il bien ce qu'il est censé mesurer et est-il utile dans un contexte clinique ?

  • Fiabilité perçue des résultats

    5/5

    Les résultats semblent-ils fiables et cohérents dans leur interprétation ?